Ceci n’est certainement nouveau pour personne : être parent n’est tout d’abord jamais chose facile. Émigrer d’un endroit où vous étiez confortablement installé pour arriver dans un environnement totalement nouveau ne l’est pas non plus. Vancouver est une ville très accueillante pour les expatriés et immigrés, toutefois, peu de personnes sont ravies à l’idée d’avoir à élever correctement leur enfant tout en gérant l’aspect administratif d’une
nouvelle vie à Vancouver.
Certains parents peuvent avoir d’autres préoccupations qui vont au-delà de la désorientation des deux premières semaines. Comment mon enfant va t-il s’adapter? Va t-il avoir du mal à s’intégrer et à trouver ses marques? Aura t-il du mal à communiquer? Est-ce une bonne idée de l’envoyer à l’école du quartier ou cela vaut-il la peine d’aller un peu plus loin pour lui fournir une
scolarité internationale dans un établissement privé?
Vos inquiétudes sont évidemment fondées et il est tout à fait normal que vous vous préoccupiez du bien-être de votre enfant. Cependant, vous devez déjà savoir que les enfants sont forts comme des petits soldats. Ils peuvent s’adapter et s’adapteront rapidement à toutes les situations. Avec un bon cadre scolaire et un soutien inconditionnel de votre part, les parents, les enfants bénéficieront grandement d’entrer dans une nouvelle culture à un jeune âge.
Le paysage scolaire de Vancouver
Heureusement pour vous et votre enfant, Vancouver comporte d’excellents établissements scolaires, il n’est donc pas nécessaire de s’inquiéter! Que vous souhaitiez que votre enfant reste proche de ses propres racines culturelles ou bien qu’il absorbe autant que possible la diversité qu’offre votre nouvelle ville, votre enfant est entre de bonnes mains.
Bien qu’accueillant de nombreux expatriés, Vancouver a globalement un éventail assez mince d’
écoles privées, et surtout d’écoles internationales. Seuls un peu plus d’une douzaine d’établissements existent dans la ville. Les avantages des écoles privées sont cependant assez simples.
Certaines proposent des
cours en ALS (Anglais Langue Seconde) et des cours dans des langues internationales, tandis que d’autres sont des internats où votre enfant vit sur le campus. Vancouver comporte également un certain nombre d’écoles privées religieuses, ce qui peut être une option intéressante pour les parents dont les convictions sont fortes.
Bien sûr, les écoles privées ne constitueront pas le bon choix pour toutes les familles du fait des frais d’inscriptions exorbitants ou parce que vous souhaitez que votre enfant découvre l’école publique. La qualité du système scolaire public à Vancouver est excellente, ainsi que dans toute la Colombie-Britannique.
La scolarité est obligatoire pour les enfants jusqu’à 16 ans et commence dès le jardin d’enfants, qui fait déjà partie du niveau élémentaire. Le niveau d’éducation est très élevé en Colombie-Britannique et soutient très favorablement la comparaison à l’échelle internationale.
Peu importe d’où vous venez, en tant
qu’expatrié à Vancouver vous serez certainement satisfait de la qualité des écoles publiques de la ville. Un autre avantage des écoles publiques est bien sûr leur présence étendue. Vous pourrez déménager dans n’importe quel quartier de la ville et trouver une école à proximité. Les écoles privées, cependant, limitent souvent vos possibilités si vous souhaitez maintenir le temps de trajet de votre enfant (et le vôtre) aussi court que possible.
Pour certains des groupes d’immigrants ou d’expatriés les plus importants, quelques écoles publiques ont introduits des cours au programme dans les langues maternelles concernées. Un exemple notable est celui du programme Early Mandarin Bilingual (Bilingue Mandarin Précoce), conçu pour aider les enfants d’expatriés à rester en contact avec leur “première culture”.
Se sentir chez soi
Il n’y a bien sûr aucune garantie que votre enfant pourra s’adapter, se faire de nouveaux amis et se sentir chez lui, cela dépend largement de sa personnalité. Mais soyez assurés qu’avec l’incroyable diversité des personnes qui vivent à Vancouver, votre enfant ne se sentira pas mal à l’aise et il rencontrera certainement d’autres enfants de votre pays d’origine assez rapidement.
Lorsque le coeur et l’esprit sont ouverts, et cela vaut pour les enfants et les parents, les opportunités de connaître de nouvelles cultures, traditions et modes de vie du monde entier n’ont quasiment pas de limites!
Erinc Yilmaz est une rédactrice pour le premier réseau mondial d’expatriés InterNations et est un enfant de troisième culture depuis l’âge de cinq ans.